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Un gros coup au moral et à l'âme (pour le maillon faible)

Depuis quelqueques jours, les appels de mamans pour un accueil de leur bébé à partir du mois d'octobre "fleurissent" (mais c'est le printemps n'est ce pas?)

 

N"ayant pas de place disponible, je leur répond gentiment que, sauf désistement, "ça ne va pas être possible".

Et là une réponse me revient souvent : - c'est décidement impossible de trouver une assistante materrnelle dans votre quartier ! comment  est-ce que ça se fait ! c'est toujours trop tard...(ton de reproche non déguisé)

 

Il faut alors rappeler que les assistantes maternelles sont le dernier maillon de "la chaine professionnelle de la petite enfance", et n'ont pas le pouvoir de décider du nombre de places d'accueil dans leur ville, leur quartier..

 

Cependant comme le dernier maillon est le seul à être visible et accessible au grand public (c'est aussi le rôle de l'accueil : "être le bureau des demandes et des réclamations", mêmes agressives), les reproches concernant la "politique générale de l'entreprise", lui sont toujours adressés. Pas de risque que les reproches soient directement adressés au grand patron, bref..

 

Les assistantes maternelles en tant que dernier maillon et donc premier à "sauter" en cas de tension incarnent la "méchanceté" d'un système et donc la méchanceté tout court.

 

Oui mais, les assistantes maternelles à qui on fait tant de reproches (parfois mérités, souvent inutiles), subissent aussi la "méchanceté" du système dont elles ne sont qu'un rouage. Elles subissent notamment la méchenceté de certains parents qui ont assez souvent le rôle de plaignants (et donc de victimes).

 

Voici donc une anecdote authentique sur les aléas de l'accueil dont sont aussi victimes les assistantes maternelles (moi en l'occurence):

 

 

Article rédigé en septembre 2013 et non publié par souci de "positive attitude" (oui, mais...)

 

 

Encore une anecdote sur les aléas de l'accueil des enfants, qui cette fois me laisse un goût particulièrement amer. 

 

La réputation des assistantes maternelles est d'être ingérables, âpre au gain, peu disponible, d'imposer leur loi à tout le monde preque comme un "enfant roi". 

 

Mais que je passe t-il lorsque ce sont les parents qui "ne jouent pas le jeu" et mettent l'assistante maternelle dans une situation délicate et blessante ? 

 

Que se passe t-il lorsque des parents mentent délibérément pour obtenir une place, une information privée pour s'en servir contre leur assistante maternelle ? 

 

Voici une anecdote édifiante sur l'image et la place peu glorieuse que l'on vient de me donner dernièrement. 

 

Des parents me contactent au début de l'été pour l'accueil de leur nouveau né à partir du mois d'octobre. 

Tout, tout, TOUT, tout se passe bien. Les parents sont ravis de l'apparence de l'appartement qui va accueillir leur bébé, que leur bébé soit en contact avec des enfants plus grands (en même temps, le bébé est inévitablement le plus petit du groupe à deux mois et demi...), tous les détails administratifs sont réglés avec facilité...Rien à signaler. 

 

Par prudence, je demande toujours si les parents de nourrisson ont fait une demande de place en crèche (ce qui est légitime, ce qui rassure les parents et ce qui n'est pas discriminatoire).

 

Une demande de place en crèche qui s'attribue après commission, est programmable. Il est donc possible pour l'assistante maternelle de s'organiser si un enfant confié change de lieu d'accueil.

 

Mais les parents ont délibérement préféré cacher qu'une demande en ce sens a été faite (malgré ma demande explicite). Ils préfèrent avoir une solution roue de secours en cas de souci, cependant une roue de secours n'a pas besoin d'être dans la confidence.

 

J'attend donc début octobre les derniers papiers, et on m'appelle 6 jours avant le début du contrat pour me dire que le bébé ira à la crèche car les parents sont rassurés par cette solution, que c'est moins cher et qu'une assistante maternelle "de ma qualité" retouvera rapidement du travail. La douche est glacée et imparable. 

 

Le bilan pour moi, en plus d'un mois de "chomage technique" en attendant l'arrivée du bébé (pas d'intercontrat), moi voilà condamnée à ne pas travailler pendant les prochaines semaines voire les prochains mois (car un accueil ne s'improvise pas du jour au lendemain mais demande souvent deux à trois mois de préparation). 

 

Mon contrat principal, le "temps plein" qui "me permet de vivre", vient de s'envoler sans préavis parceque des parents ont préféré me mentir pour garder "une roue de secours" au cas où leur bébé n'aurait pas sa place en crèche. 

 

Le bilan pour moi : une immense déception, le sentiment d'avoir été "jouée" pendant plusieurs mois, un congé sans solde d'une durée indéterminée (mais les assistantes maternelles n'ont pas de factures à régler bien sûr) et une empathie et disponibilité de ma part savamment utilisée par ces parents qui n'ont pas pensé à moi et aux conséquences de leur mensonge sur mon organisation. 

 

Je n'ai été qu'un pion dans leur plan et le mal financier se double d'une bleu à l'âme et au coeur Mais je ne suis qu'une assistante maternelle (je n'ai pas de coeur et encore moins d'âme).

 

Et vous que feriez vous si votre patron du jour au lendemain vous disait : "tu prends un congé sans solde de 3 mois parceque tu me côutes trop cher. Tu trouveras bien à t'occuper vu tes qualifications" ?

 

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